86 Questions/réponses
Ségur du numérique en santé Imagerie DRIMbox
Un "standard de développement sécurisé" est un ensemble de lignes directrices, de bonnes pratiques que les développeurs devraient suivre pour garantir la sécurité d'un système. Il peut provenir de différentes sources (ex : guide de l'ANSSI, documentation interne, OWASP, PGSSI-S, etc.). Il comprend des recommandations sur la vérification de la qualité du code, la gestion de l'obsolescence des bibliothèques, la sécurisation de la plateforme système, et bien d'autres aspects liés à la sécurité. Il est essentiel car il permet de réduire les vulnérabilités potentielles, les failles de sécurité et les risques de cyberattaques, assurant ainsi la sécurité du système.
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La responsabilité de la rédaction du plan d'assurance sécurité du système peut être partagée entre l'éditeur et l'hébergeur ou le fournisseur de services SaaS, en fonction des accords contractuels. Cependant, il est essentiel que ce plan soit clairement et doit contenir :
- Le cadre juridique : les références légales, les réglementations et les obligations contractuelles liées à l'hébergement du système, en précisant les responsabilités et les droits des parties impliquées, etc. ;
- Les mesures de sécurité : les dispositions et les procédures de sécurité mises en place pour protéger le système hébergé (ex: contrôles d'accès, protection des données, etc.) ;
- Les engagements entre l'hébergeur et la structure utilisatrice comme par exemple des garanties de disponibilité, des délais de réponse en cas de problème, des mesures de résilience en cas de panne, etc. ;
- L'environnement de mise en œuvre du système : il s'agit de décrire l'environnement technique et opérationnel dans lequel le système doit être déployé (ex: configuration réseau, connectivité, etc.).
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Le plan d'assurance sécurité du système (PAS) est un document qui définit les mesures de sécurité et les engagements entre l'hébergeur et la structure utilisatrice pour l'environnement de mise en œuvre du système. Il vise à garantir la sécurité des données et des composants du système lorsqu'ils sont hébergés par un tiers ou fournis sous forme de services (SaaS).
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La négligence dans la désignation des responsables de la sécurité peut entraîner un certain nombre de risques, notamment :
- Des failles de sécurité non détectées ;
- Des retards dans la réponse aux incidents de sécurité ;
- Un manque de coordination dans la gestion des risques ;
- Une faible sensibilisation à la sécurité au sein de l'équipe.
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La désignation d'acteurs responsables de la sécurité apporte plusieurs avantages, notamment :
- Une meilleure gestion des risques de sécurité ;
- Une responsabilité claire pour les problèmes de sécurité ;
- Une amélioration de la coordination des activités de sécurité ;
- Une sensibilisation accrue à la sécurité au sein de l'équipe de développement ;
- Une conformité aux normes de sécurité.
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La désignation des personnes responsables de la sécurité des produits nécessite les étapes suivantes :
- Identifier les exigences spécifiques de votre produit en matière de sécurité ;
- Évaluer les compétences et l'expérience des membres de votre équipe ;
- Désigner les responsabilités en matière de sécurité en fonction des compétences des membres de l'équipe ;
- Formaliser ces responsabilités dans un document dédié et les communiquer aux équipes.
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Le choix du responsable de la sécurité dépend de la structure de l'éditeur. Cela implique d'identifier les personnes qui ont les compétences et l'expertise pour prendre en charge la sécurité de la solution. Il peut s'agir de responsables sécurité, de développeurs sécurité expérimentés, d'architectes sécurité, etc.
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Vous devrez redéposer vos preuves sur chaque DSR sur lesquels vous candidatez.
Toutefois, si votre solution est éligible au mécanisme d’équivalence des preuves, vous pourrez être exempté du dépôt de certaines preuves communes au dispositif candidat (par exemple : Médico-social DUI, Sage-femme / Paramédical), dès lors que vous avez déjà obtenu un référencement Vague 2 sur un autre dispositif comportant ces mêmes exigences. Pour cela, vous pouvez consulter la matrice d'équivalence correspondant à votre couloir candidat sur le site de l'ANS.
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Pour un utilisateur, la gestion de l'envoi de documents vers le Dossier Médical Partagé (DMP) et la Messagerie Sécurisée de Santé (MSS) depuis un logiciel s'effectue par une interface conçue pour être à la fois automatisée et personnalisable. L'objectif est de simplifier au maximum le processus tout en respectant les obligations légales et les situations spécifiques des patients.
Envoi de documents au DMP
L'envoi automatisé d'un document au DMP est défini dans l'onglet "Liste des documents Ségur" du Référentiel d'Exigences (REM) de votre dispositif et le document est visible par le patient.
Cette configuration par défaut est non modifiable de façon globale par l'utilisateur, ce qui garantit le respect de l'obligation légale d'alimentation du DMP (Article L. 1111-15 du Code de la santé publique précisé par l’arrêté du 23 mai 2024).
Toutefois, le professionnel de santé dispose de deux options pour gérer l'envoi et la visibilité d'un document au cas par cas :
- Ne pas envoyer un document : L'utilisateur a la possibilité de ne pas envoyer un document au DMP si le patient s'y oppose pour un motif légitime (motif légitime ne nécessitant pas de traçabilité et laissé à l’appréciation du professionnel)
- Modifier la visibilité : Le professionnel peut rendre un document invisible au patient (dans l'attente d'une consultation d'annonce pour un diagnostic grave) ou à ses représentants légaux (Le respect du secret médical pour un mineur ne souhaitant pas que ses parents soient informés de certains soins.)
- Cas particulier « Modèles de documents »
- Pour optimiser le processus de production documentaire, le professionnel pourrait pré-paramétrer des modèles de documents et leurs conditions de visibilité. Par exemple, un professionnel peut créer un modèle de « compte-rendu d'expertise judiciaire » et le configurer pour que son envoi au DMP soit désactivé par défaut.
Envoi de documents par MSS professionnelle
l'envoi des "documents Ségur" vers la MSS professionnelle est également défini dans l'onglet "Liste des documents Ségur" du REM. Ces documents sont systématiquement transmis, à minima, au Médecin Traitant (MT) et au professionnel adresseur.
Le professionnel de santé peut modifier ou amender la liste des destinataires ou les paramètres d'envoi si besoin.
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Dans un contexte de consommation entre une solution DRIMBox et l'environnement DMP, il est pertinent d'afficher le statut associé aux objets KOS et aux CR d'imagerie récupérés.
Cette nécessité d'afficher le statut des documents obtenus est d’ailleurs portée dans le Guide d’Intégration DMP afin de garantir une cohérence fonctionnelle avec les autres logiciels homologués.
Même si le statut "Approved" est le plus fréquemment rencontré, il reste important de proposer cet affichage au Professionnel de Santé utilisateur de la solution DRIMbox. Cela lui permet de visualiser l’historique des documents précédemment publiés dans le DMP, de comprendre les raisons ayant conduit à la publication de nouvelles versions, et d’identifier à quel moment et par quel acteur ces mises à jour ont été réalisées.
Il est également précisé dans le Guide d’intégration DMP que la récupération et l’affichage des documents comportant un statut "Archived" ou "Deprecated" peut être proposé via une case à cocher. Ce mécanisme permet de préserver un affichage nominal clair en évitant toute confusion pour l’utilisateur (référence EX_3.1‑1030).
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Le processus d’alimentation de documents KOS auprès de l'environnement DMP est effectué automatiquement, via une authentification indirecte, à partir de la fonction source DRIMBox.
La solution logicielle DRIMbox est donc être considérée comme l'entité responsable de l'action d'alimentation.
Par conséquent, pour le niveau "fiche" XDS, il convient de renseigner la métadonnée "author" avec une valeur correspondant au système DRIMBox. Ainsi, la métadonnée XDS "authorperson" au niveau "fiche" doit contenir à minima une structuration des balises tel que défini dans la section 2.4.8 du volet CI-SIS "Références d’Objets d’un Examen d’Imagerie", la métadonnée authorPerson va contenir l'identifiant de la structure qui alimente le DMP, elle-même récupéré depuis le header du CR d'Imagerie.
A noter qu'il est possible d'ajouter optionnellement un author complémentaire à la fiche.
La métadonnée XDS "legalAuthenticator", au niveau "fiche", doit quant à elle correspondre à un professionnel de santé. La valeur mentionnée pour la métadonnée XDS "legalAuthenticator" représente la personne physique (professionnel de santé) responsable de la validation du compte-rendu d'imagerie ayant engendré la création et la publication du document KOS.
Pour plus de précisions concernant la valeur à associer aux métadonnées XDS "author" et "legalAuthenticator" au niveau "fiche", se référer à la section 2.4.8 du volet CI-SIS "Références d’Objets d’un Examen d’Imagerie".
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En prérequis de ce scénario de test, il est demandé à ce que cinq documents soient publiés sur le DMP ciblé. Parmi ces documents, les contraintes implicites suivantes doivent s'appliquer :
- Un des cinq documents doit être visible au patient ou aux responsables légaux du patient.
- Un des cinq documents doit être non masqué aux professionnels de santé.
L'étape n°1 du scénario de test consiste en une indication relative aux preuves de test à fournir. En effet, l'ensemble des éléments de preuve déposés doivent faire figurer une mention permettant d'identifier l'utilisateur. Cette information pourra être utilisée dans le cadre d'une analyse croisée des différents éléments de preuve fournis.
Les étapes n°2 à n°5 du scénario de test doivent être effectuées en impliquant la fonction source associée à la solution logicielle DRIMBox. Au travers de ces étapes de test, il est attendu qu'un workflow de gestion du cycle de vie d'un document KOS puisse être démontré (remplacement + suppression + masquage + invisibilisation). Afin de démontrer la capacité de la fonction source DRIMBox à assurer le workflow correspondant aux étapes n°2 à n°5, le ou les éléments de preuve déposés doivent illustrer les aspects suivants :
- Déroulement de bout en bout du workflow de gestion du cycle de vie d'un document KOS, depuis l'envoi d'un message HL7v2 jusqu'à l'impact sur le DMP (remplacement/suppression/masquage/invisibilisation d'un document).
- Opérations effectuées par la fonction source associée à la solution logicielle DRIMBox. Etant donné que la fonction source DRIMBox ne dispose pas d'interface utilisateur, cet aspect de la preuve peut être attesté au travers de la mise à disposition de traces d'audit ou logs logiciels.
L'étape n°6 du scénario de test implique l'utilisation de la fonction consommatrice DRIMBox afin de permettre à un utilisateur de visualiser un document préalablement publié sur le DMP. Les preuves déposées afin d'attester du déroulement de l'étape n°6 doivent illustrer à la fois le processus de consultation d'un document de santé depuis l'interface de la fonction consommatrice DRIMBox ainsi que les traces ou logs attestant des actions de consultation effectuées par l'utilisateur.
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Le scénario de test DMP/CONF.15.01 permet d'attester que les accès utilisateur pour la consultation de documents de santé depuis la fonction consommatrice DRIMBox sont bien tracés par cette dernière. Le déroulement des différentes étapes de test composant le scénario DMP/CONF.15.01 permet la mise en œuvre d'un tel workflow de consultation. Les éléments de preuve respectivement déposés en DMP/CONF.15.01.01 et DMP/CONF.15.01.02 doivent pouvoir être interprétés conjointement afin d'illustrer le processus de création de traces suite à une action utilisateur de consultation.
Pour cela, les éléments suivants doivent être illustrés au sein de ces preuves de test :
- Processus de consultation de documents de santé depuis l'interface utilisateur associée à la fonction consommatrice DRIMBox.
- Logs logiciel ou traces d'audit correspondant aux actions de consultation effectuées par l'utilisateur. Il est à noter que le contenu de ces logs ou traces doit permettre une mise en correspondance avec les éléments démontrés au point précédent.
Il est important de relever que le prérequis associé au scénario de test DMP/CONF.15.01 qui mentionne : "intégré dans la base locale" ne s'applique pas aux solutions logicielles DRIMBox. En effet, étant donné qu'aucune exigence n'impose l'hébergement de documents de santé au sein d'une base locale, seule la consultation de documents de santé depuis le DMP doit être considérée afin de dérouler ce scénario de test pour une solution DRIMBox.
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Les étapes n°1 à n°4 du scénario de test doivent être effectuées en impliquant la fonction source associée à la solution logicielle DRIMBox. Au travers de ces étapes de test, il est attendu qu'un workflow de gestion du cycle de vie d'un document KOS puisse être démontré (création + suppression). Afin de démontrer la capacité de la fonction source DRIMBox à assurer le workflow correspondant aux étapes n°1 à n°4, la ou les éléments de preuve déposés doivent illustrer les aspects suivants :
- Déroulement de bout en bout du workflow de gestion du cycle de vie d'un document KOS, depuis l'envoi d'un message HL7v2 jusqu'à l'impact sur le DMP (ajout/suppression d'un document).
- Opérations effectuées par la fonction source associée à la solution logicielle DRIMBox. Etant donné que la fonction source DRIMBox ne dispose pas d'interface utilisateur, cet aspect de la preuve peut être attesté au travers de la mise à disposition de traces d'audit ou logs logiciels, afin de faire une mise en correspondance avec le workflow d'alimentation.
L'étape n°5 du scénario de test doit être effectuée en impliquant la fonction consommatrice associée à la solution logicielle DRIMBox. Le déroulement de cette étape de test implique une tentative d'accès (appel contextuel) à la fonction consommatrice DRIMBox pour un patient non consentant à la consultation de son DMP. La ou les preuves déposées afin d'attester du déroulement de l'étape n°5 doivent illustrer cette tentative de consultation ainsi que l'échec qui en résulte.
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Effectivement cette étape du scénario ne sera pas prise en compte dans l’étude des preuves.
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